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20/05/2016

Trois films coréens seront projetés au Festival de Cannes 2016

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Le réalisateur Park Chan-Wook avait ouvert la voie au cinéma coréen sur la Croisette, en remportant le Grand prix en 2004 avec « Old boy » ainsi que le prix du jury en 2009 avec « Thirst, ceci est mon sang », une romance cruelle mettant en scène des vampires.

Le festival de cinéma le plus prestigieux au monde, n’est pas une destination inaccessible réservée à l’élite occidentale du film, mais bien un rendez-vous que les artistes du 7ème art coréen convoitent, avec quelques légitimes ambitions.

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Le réalisateur coréen Park Chan-Wook.

La Corée a inventé son propre style, ses codes, un cinéma souvent violent avec des messages forts, dans une ambiance parfois anxiogène, apprécié par les amateurs de « polar horrifiant ».

La nouvelle vague coréenne, emmenée par son réalisateur vedette Park Chan-Wook, invité pour la troisième fois à Cannes, présentera cette année un film en compétition, Mademoiselle de lui-même et deux films hors compétition The strangers de NA Hong Jin (le réalisateur de The Chaser) et Train to Busan de YEON Sang-Ho.

 

Train to Busan, diffusé le vendredi 13 mai, était particulièrement attendu. L’équipe fut d’abord chaleureusement accueillie et après la projection, le public de l’immense salle du Grand Théâtre Lumière, a offert une standing ovation de cinq minutes.

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« Train to Busan » à reçu une standing ovation lors de sa projection le 13 mai à Cannes.

 

Mademoiselle est finalement le seul, parmi les films coréens, à être dans la liste des 21 longs métrages postulants à la prestigieuse Palme d’or, pas sûr donc que la récompense suprême échappe aux grands habitués que sont Ken Loach, Pedro Almodóvar et  Sean Penn.

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« Mademoiselle » de Park Chan-Wook est l’unique film coréen en compétition cette année à Cannes.

D’ailleurs le réalisateur de « Old boy » était lui même surpris de sa sélection :

« Je ne suis pas sûr qu’il soit adapté à Cannes. C’est un film simple, avec un dénouement heureux, sans ambiguïté. Ce genre de festival aime en général les films qui suscitent le malaise ».

Mademoiselle, tiré du roman « Fingersmith » de l’écrivaine galloise Sarah Waters, sera peut-être la grande surprise de Cannes.

En attendant Park Chan-Wook n’a plus grand chose à prouver, il est libre, encore plus depuis sa conquête de l’Amérique en réalisant Stoker, un thriller implacable avec Nicole Kidman. Hollywood dompté, Cannes et sa palme d’or pourraient devenir le Graal d’une carrière aboutie.

Suite dimanche pour le palmarès…

 

 

 

 

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