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Escalade artistique en Corée du Sud

La Corée du Sud était, le 4 septembre, l’épicentre mondial de l’art actuel. Avant de les retrouver à Gwangju à l’inauguration de sa dixième Biennale, on croisait à Séoul Nicholas Serota, patron de la Tate Britain et de la Tate Modern de Londres, Richard Armstrong, son homologue du Guggenheim de New York, ou Okwui Enwezor, commissaire d’innombrables expositions, mais aussi Amit Sood, directeur du Google Cultural Institute et du Google Art Project, dont il a expliqué les mérites philanthropiques à une assistance aisément séduite.

A l'intérieur du LEEUM, le Musée d'art Samsung de Séoul, consacré à la culture coréenne.

Ils sont tous venus parce que Séoul est désormais l’une des capitales d’Asie les mieux dotées en musées et fondations et la Corée du Sud l’un des deux pays majeurs de la région en la matière, l’autre étant évidemment la Chine. Ce qui se formule d’une façon moins diplomatique : le Japon peine désormais à soutenir la concurrence. Vue de Corée, cette revanche culturelle sur l’ancienne puissance coloniale n’est pas un détail.

INITIATIVE PRIVÉE DES GRANDS GROUPES

Ce résultat a été obtenu par un travail continu depuis deux décennies, l’initiative privée des grands groupes et de leurs dirigeants mécènes entraînant des décisions publiques. Le colloque qui réunissait tant de personnalités le 2 septembre se tenait au Leeum, musée du groupe Samsung. Inauguré en 2004, il se compose de trois volumes, conçus par Mario Botta, Rem Koolhaas et Jean Nouvel. A sa collection ne manque aucun des artistes vedettes du moment, Basquiat et Hirst, Kiefer et McCarthy. Mais le musée le plus récemment inauguré, le 11 décembre 2013…

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