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23/oct/2015

Construction navale : Le coréen Daewoo  numéro un mondial.

 

chantier naval

 

Le groupe coréen Daewoo Shipbuilding  & Marine Engineering Co. est depuis novembre 2014 le plus important fabriquant de navires au monde,

l’entreprise possède un carnet de commandes bien chargé, loin devant la concurrence.

Selon le cabinet britannique, Daewoo Shipbuilding enregistre à ce jour des commandes atteignant un total de 8,50 millions de tonnes brutes compensées (TBC), devant Hyundai Heavy Industries Co. (5,13 millions TBC) et Samsung Heavy Industries Co. (5,01 millions TBC).

Pourtant l’entreprise perd énormément d’argent, pour exemple au deuxième trimestre de cette année, Daewoo Shipbuilding enregistre des pertes atteignant  2.390 milliards de wons (2,1 milliards de dollars).

 

Source: Yonap


 

06/juin/2014

La-Coree-du-Sud-domine-toujours-les-mers_article_popin

Alors qu’en France, l’avenir du chantier naval STX est encore incertain, la Corée du Sud garde sa position dominante dans le secteur.

Le chantier naval de Saint-Nazaire, le plus grand de France est en réalité… sud-coréen. Le chantier appartient au groupe
STX Europe, filiale du conglomérat STX, qui a – confirmé récemment qu’il allait le mettre en vente toutefois, l’État français, actionnaire à 33,3 % de STX France, aura son mot à dire.
Ce projet ne doit pas masquer une solide réalité: la construction navale est largement à l’origine du succès économique
du « pays du matin calme ». Ses chantiers navals, qui ont émergé dans les années 1970, se sont hissés en tête du
marché mondial en seulement une dizaine d’années.

L’État, acteur majeur de ce succès

L’intervention des pouvoirs publics a été décisive. « L’expression d’“État développeur’’ est tout à fait appropriée », explique Françoise Nicolas, directrice du centre Asie à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Les banques
étaient alors nationalisées. Elles ont fortement servi de levier pour financer le secteur sud-coréen de la construction
navale.
À partir de la crise de 2008, le recul du commerce international a engendré un net recul des commandes de navires. Dès
2009, la Corée du Sud a cédé sa place de numéro un à la Chine, avantagée par le faible coût de sa main-d’oeuvre. Les
chantiers les plus modestes ont été les plus touchés. Les , Daewoo, Hyunday et Samsung, « big three » ont cependant été
suffisamment solides pour braver la tempête. Les pouvoirs publics, qui s’étaient effacés à la fin des années 1990, n’ont
pas tardé à intervenir en multipliant les plans d’aide.

 

Innover et proposer du haut de gamme pour faire concurrence à la Chine

Touchée mais pas coulée, la Corée du Sud a misé alors sur sa capacité d’innovation pour rester dans la course. Les
constructeurs se sont positionnés sur du haut de gamme pour reprendre du terrain à leurs rivaux chinois. Cette stratégie
leur a permis de vendre leur production – navires et plates-formes offshore – plus chers.
Résultat, en termes de tonnage, les commandes des constructeurs chinois restent leader avec 41 % du marché contre
33 % pour les Coréens en 2013, selon un rapport de l’association des constructeurs navals sud-coréens, Koshipa. En
revanche, les places s’échangent lorsqu’on s’intéresse à la valeur des commandes: 24 milliards d’euros pour les Chinois,
contre 30 milliards pour les Sud-Coréens, toujours selon Koshipa.

Universités, instituts de recherche et chaînes de production main dans la main

La Corée du Sud a mis en place « unsystème national d’innovationtrèssophistiqué », analyse Françoise Nicolas. Les universités travaillent en étroite relation avec les instituts de recherche et les chaînes de production des grands chantiers,
formant ainsi des pôles de compétitivité (clusters).
La ville d’Ulsan en est l’exemple type. Adresse de Hyunday heavy industries (HHI), l’agglomération située au sud-est du
pays abrite le plus grand chantier naval du monde et l’Ulsan Institute of science and technology.
Symbole du redressement des productions coréennes, le leader mondial HHI a lancé, fin janvier 2014, la construction du
plus grand porte-conteneurs au monde. Son client est la China shipping container lines, qui a déboursé environ
515 millions de dollars pour s’offrir ce géant des mers. Le mastodonte pourra transporter 19 000 conteneurs, soit…
420 000 tonnes de marchandises.
http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/La-Coree-du-Sud-domine-toujours-les-mers-2014-06-13-1164166

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