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02/07/2016

Geumsan, la capitale du ginseng et des plantes médicinales

 

geumsan marché traditionnel ginseng



La ville de Geumsan est située dans la province de Chungcheongnam-do, une zone assez éloignée des grandes villes dans un paysage de moyenne montagne verdoyant. Elle est considérée comme la capitale du ginseng, tellement son commerce et sa culture y sont geumsan marché traditionnel ginsengdéveloppés. A elle seule la ville concentre près de 80% du commerce de la racine médicinale du pays.

Geumsan est devenue une destination touristique et son marché attire de plus en plus de touristes coréens mais aussi étrangers. Si son développement est largement lié à la qualité de son ginseng, considéré comme le meilleur de Corée, son prix est aussi un des facteurs de sa renommée : la racine est en effet 20% à 50% moins chère qu’ailleurs.

Le marché couvert regroupe un nombre impressionnant de vendeurs. Afin d’éviter une concurrence acharnée, les prix sont centralisés.

Les ginsengs sont soigneusement sélectionnés, suivant de nombreux critères : âge, taille…Et le Wall-Street du ginseng détermine un prix de base, que les vendeurs doivent rigoureusement respecter, protégeant l’harmonie et la bonne entente entre tous.

 

 

geumsan marché traditionnel herbes médicinales

En arrivant à Geumsan, vous serez sans doute surpris de découvrir un grand nombre de commerces d’herbes médicinales. Depuis peu, la ville devient un site incontournable pour les férus de « médecines douces ». Elle possède aujourd’hui le plus grand marché d’herbes médicinales du pays.

 

 

Avant de partir de Geumsan, n’hésitez pas à déguster du ginseng frit, Insam Tuigim (인삼튀김), c’est très doux mais le goût de la racine est bien présent.

 


11/02/2016

Le ginseng coréen

Considéré comme le meilleur au monde, l’insam possède de nombreuses vertus médicinales.

Le ginseng est une racine, et l’insam (le ginseng coréen) est reconnaissable à sa forme qui rappelle celle du corps humain, mais il est surtout connu pour être le plus riche en éléments actifs.

insam, le ginseng coréen

L’insam est connu pour rappeler la forme d’un corps humain.

Mais commençons par un peu d’histoire…

Les plus anciens textes d’archives retrouvés par les historiens évoquent que le ginseng date de 1500 ans.

Concernant les premiers essais de cultures, même si les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur ce point, on estime qu’ils auraient débuté à l’époque de Goryeo (918-1392), ou au début de la période de Joseon (1392-1910).

Le ginseng fût importé en occident pour la première fois en 1610 par des commerçants hollandais. Il est alors considéré comme un produit précieux avec de nombreuses vertus médicinales. Le roi Louis XIV (1643-1715) en personne en a reçu comme présent pour son anniversaire. Plus récemment,  en 1996, il fut rapporté par le journal Le Monde que François Mitterrand, alors gravement malade, a survécu sept mois en consommant quotidiennement du ginseng coréen alors que les médecins ne lui donnaient que trois mois à vivre.

Des vertus médicinales avérées

De récentes études révèlent que le ginseng comporte de nombreux éléments particulièrement bénéfiques pour la santé : il agit contre la fatigue, mais aussi le stress, la tension, le diabète ou tout simplement permet de lutter contre le vieillissement.

insam, le ginseng coréen

Les espèces de ginseng

Il existe six ou sept espèces de ginseng dans le monde. Celles qui sont cultivées en Asie du nord et plus précisément en Corée sont appelés « Goryeo insam » (ginseng de Corée).

Le ginseng est une plante sensible aux conditions climatiques et la péninsule coréenne possède un climat qui convient parfaitement au bon développement de la plante. De plus, les soins prodigués par les producteurs ont une grosse incidence sur la qualité. Le ginseng coréen est aussi le meilleur au monde parce que les exploitants possèdent un savoir-faire unique reconnu mondialement.

L’augmentation de la demande a généré un modèle économique lucratif, fortement réglementé par le gouvernement avec la mise en place de certificats prouvant l’origine et la qualité de la plante. Des modes de cultures plus intensifs se sont développés pour répondre à la demande, comme le « Jaebaesam » qui est cultivé en plein champ, le « Jangnoesam » qui est exploité de manière moins intensive, ou plus naturelle à l’image du « Sansam ».

La culture du ginseng nécessite aussi  beaucoup de patience : on considère que l’on doit attendre entre 4 et 6 ans pour cueillir une bonne racine.

 

insam, le ginseng coréenSauvage ou cultivé, selon le budget

En Corée, le ginseng est classé en trois catégories suivant son mode de culture, mais bien sûr le meilleur (et donc le plus cher) est celui que l’on trouve à l’état sauvage dans les montagnes coréennes : le « sansam », récolté par les « simmanis ».

Parfois appelé le « bullocho » (« plante de l’éternelle jeunesse »), le ginseng sauvage doit être récolté en respectant certaines coutumes. Les simmanis ne doivent notamment pas boire d’alcool ni manger de viande ou de poisson.

La ville de Geumsan est considérée comme la capitale du ginseng en Corée. Dans les rues, tout tourne autour du ginseng. Vous pouvez y acheter toutes sortes de ginseng, ou simplement profiter en famille du festival du « ginseng de Geumsan ».

Un peu de vocabulaire

Le susam, « ginseng d’eau », est le nom donné au ginseng frais au moment de la récolte, alors que le baeksam est l’appellation du ginseng séché.

Le ginseng rouge, plus riche en nutriments et appelé hongsam, est obtenu par une cuisson à la vapeur et séché, contrairement au ginseng blanc, l’insam.

Taegenksam est le nom donné à la tisane réalisée, selon la tradition dans une eau à 80°c pendant 15 minutes.

 

 

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