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10/10/2016

Le textile coréen, un art traditionnel

Le Pojagi (ou Bojagi) est un tissu coréen qui reprend la technique du patchwork. Il est composé de plusieurs morceaux de tissus assemblés. De forme carré, il peut-être composé de différentes matières comme la soie, le coton, le coton, le chanvre…




bojagi, pojagi

L’origine

pojagiA l’origine, le Pojagi était un tissu utilitaire et pratique. Datant de la fin de la dynastie de Joseon (aux XVIIème et XVIIIème siècles), il permettait de couvrir, d’emballer et même de transporter une multitude de choses. Aujourd’hui, il a naturellement perdu cet usage, mais il fait partie du patrimoine culturel et artistique de la Corée, dans lequel il tient un grand rôle. Le milieu de la mode – et de l’art en général – n’hésite pas à régulièrement rendre hommage au tissu traditionnel coréen en reproduisant son graphisme.

 

Le logo de Corévasion représente d’ailleurs un Pojagi, simplifié et stylisé.logo-corevasion

 

 

On distingue deux catégories de pojagi : kung-bo et Min-bo.

  • kung-bo est le Pojagi noble, utilisé par les familles royales. Des couturières étaient spécialisées dans la conception et la réalisation des Kung-bo. Généralement réalisé en soie, il servait parfois à offrir des présents à la famille du souverain.
  • Min-bo est un Pojagi plus commun, utilisé par le peuple pour le quotidien. Il est composé de tissus de moindre valeur, comme le chanvre. Confectionné avec de simples chutes de tissus, le Min-bo était malgré tout solide, pratique et esthétique. Les coréens lui trouvèrent de nombreuses fonctions, ce qui favorisa son développement et sa présence dans de nombreux foyers.

 

pojagi

Entre art et technique

Le tissu traditionnel a traversé les époques grâce aux Coréens, qui adaptèrent son usage. A l’origine tissu d’emballage, aujourd’hui source d’inspiration artistique. Mais le Pojagi a d’autres particularités, comme les coutures qui sont invisibles (parce que rabattues), ce qui le rend réversible, à l’image du boutis. Par ailleurs, les différentes pièces du tissu sont reliées en douceur. La matière diffère en fonction de la qualité et des époques ; ceux en soie de Corée sont les plus beaux, mais un bon Pojagi doit toujours filtrer délicatement la lumière.

 

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