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Bureau d’architecture: courtesy of ZAA architects / Zoubeir Azouz Architecture

Séoul : une ferme en ville, dans un immeuble

ferme verticale

Séoul est sur le point de voir sa première ferme verticale sortir de terre. Il s’agît d’un système de production agricole écologique, mis en place à l’intérieur de bâtiments de plusieurs étages, dans lesquels les conditions environnementales comme la lumière, la température, l’humidité et la densité de CO² sont contrôlées automatiquement pour permettre aux plantes d’être cultivées toute l’année. Cette ferme verticale sera installée dans un complexe d’appartements rénovés à Séoul, un don du gouvernement pour inciter le développement de ce genre de constructions.




La ferme verticale sera construite sur trois niveaux, le rez-de-chaussée ayant une fonction résidentielle, et les deuxièmes et troisièmes niveaux seront eux réservés à la culture : légumes, fruits et plantes.

Le concept

Le professeur Dickson Despommier, de l’université Columbia, est l’inventeur de ce concept d’agriculture verticale. Il estime qu’une ferme verticale de 30 étages pourrait produire suffisamment de nourriture pour alimenter 50 000 personnes : la ferme « nouvelle génération » serait bien plus productive, elle ne subit pas les éléments extérieurs et les caprices de la météo, de plus le coût de transport serait considérablement réduit.
La ferme verticale semble être une vraie solution écologique, durable en milieu urbain. C’est en tout cas l’avis du gouvernement japonais, qui subventionne les projets.

Les grands groupes industriels du pays, Toshiba, Panasonic, Hitachi et Fujitsu par exemple, investissent désormais beaucoup en recherche et développement dans ce domaine.

En Corée du sud, dès 2009, la ville de Namyangju annonçait la construction d’une ferme verticale, mais le coût de construction élevé a refroidi les banques coréennes, estimant que le projet gourmand en investissement serait difficilement rentable, même sur un très long terme.

Choi Chang-hwan, 71ans, cultive sur son toit, à Séoul.

 

Circuit « ultra court », « le produire chez soi », a sans doute de l’avenir, de manière traditionnelle, avec des minis installations sur les toits ou sur les balcons des grandes villes, mais aussi de façon plus moderne, en automatisant au maximum la production, permettant ainsi de rapprocher le producteur du consommateur.

 

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