Into the wild

Into the wild

Un livre qui retrace, la trop courte vie d’un jeune homme, cherchant l’épanouissement culturel dans la nature.

Hors des sentiers battus

L’histoire vraie de ce garçon intelligent, excentrique et solitaire.

Un livre poignant, riche en réflexion philosophique. Montrant à quel point la place de l’homme sur terre, ne peut pas être résumée à un modèle standard et universel.

Autant d’individus ne peuvent se complaire dans une routine unique, façonnée par une élite cherchant à imposer une structure modelée sur leurs intérêts propres. Le monde capitaliste ne laisse plus la place à l’épanouissement personnel, bien trop néfaste au fonctionnement étatique et globalisé de nos pays développés économiquement.

into the wild ; voyage au bout de la solitude

Développement économique trépidant, qui ne rime malheureusement pas avec développement individuel.

Afin de ne pas ôter le plaisir du suspense haletant, du livre (ou du film tout autant remarquable), je me contente de rapporter ici, des passages incitants à la réflexion.

Des écrits particulièrement nobles et inspirants. De nombreux passages sont d’ailleurs d’écrivains reconnus, des aventuriers… Paul Shepard, Henry David Thoreau, Mark Twain etc…

encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR...

Mes notes

Page 26- Je désirais le mouvement et non une existence au cours paisible. Je voulais l’excitation et le danger,et le risque de me sacrifier pour mon amour. Je sentais en moi une énergie surabondante qui ne trouvait aucun exutoire dans notre vie tranquille. Léon Tolstoï, Le bonheur conjugal

Page 33- “Je pense que je vais disparaître pour quelque temps” Sur le moment, ses parents n’y prêtent attention ni l’un ni l’autre. Walt (son père) le reprit gentiment en lui disant: “Viens quand même nous voir avant de partir”.

Page 35- Les prophètes et les ermites vont dans le désert. Les exilés et les pèlerins le traversent. C’est ici que les fondateurs des grandes religions cherche les vertus spirituelles et thérapeutiques de la retraite, non pour fuir mais pour trouver le réel. Paul Shepard, L’Homme dans le paysage

Page 77- “Je ne me souviens pas qu’Alex ait jamais parlé d’une quelconque petite amie, dit Westerberg. Bien qu’une ou deux fois il ait indiqué qu’il voulait se marier et avoir des enfants un jour. On peut dire qu’il ne prenait pas à la légère les relations avec les autres. Ce n’était pas le genre de type qui essaie de trouver des filles simplement pour qu’elles s’allongent.”

Page 78- Dans “les lois supérieures” de Thoreau, McCandless a entouré le passage suivant:”La chasteté est la floraison de l’homme; et ce qu’on appelle Génie, Héroïsme, Sainteté; et autres, ne sont que les fruits qui en procèdent.” Nous autres Américains, nous sommes titillés par le sexe, obsédés, horrifiés par lui. Quand une personne apparemment saine, tout particulièrement un jeune homme en bonne santé, choisit de renoncer aux séductions de la chair, cela nous choque et nous fronçons les sourcils. Nous soupçonnons quelque chose.

Page 83- Après tout, c’est peut-être une mauvaise habitude des gens talentueux et créateurs de s’investir dans des activités pathologiquement démesurées qui fournissent des perspectives remarquables mais ne constituent pas un mode de vie durable pour ceux qui sont incapables de traduire leurs blessures psychiques en un art ou une pensée significatifs. Théodore Roszak, A la recherche du miraculeux.

Page 100- Quant à savoir à quel moment je rendrai visite à la civilisation, je peux dire que ce ne sera pas de sitôt, je pense. Je ne suis pas las de la nature; au contraire, je jouis toujours plus intensément de sa beauté et de la vie érrante que je mène. Je préfère la selle de mon cheval aux voitures des villes, le ciel étoilé à un toit, la piste incertaine et difficile qui conduit vers l’inconnu à n’importe qu’elle chaussée pavée et la paix profonde de la vie libre au mécontentement qu’engendrent les villes. Dans ces conditions, me blâmes-tu de rester dans cet endroit auquel je sens que j’appartiens, où je suis seul avec l’univers autour de moi?

Page 104- Je pense de plus en plus que je serai toujours un voyageur solitaire dans la nature. Grand dieu, que j’aime les expéditions! Tu ne peux comprendre l’irrésistible fascination qu’elles exercent sur moi… Je ne cesserai jamais de partir à l’aventure. Et quand viendra l’heure de mourir, je trouverai l’endroit le plus auvage, le plus solitaire, le plus désolé qui puisse exister.

Page 120- “Même quand on était petits, dit Carine (sa soeur), née trois ans après Chris, il aimait être seul. Il n’était pas asocial- il avait des amis et tout le monde l’appréciait-, mais il pouvait partir et s’occuper tout seul pendant des heures. Il semblait n’avoir pas besoin d’amis ou de jouets. Il pouvait être seul sans souffrir de la solitude.

Page 125- Les finesses, la stratégie, et tout ce qui allait au-delà des rudiments n’intéressaient pas Chris. Sa seule façon d’affronter une épreuve était de foncer droit devant avec toute son énergie.

Page 131- Chris déclara qu’il allait passer l’été à parcourir le pays au volant de sa nouvelle voiture. Personne ne devina que ce voyage serait le premier d’une série d’aventures transcontinentales.

Page 132- Plutôt que l’amour, l’argent, la gloire, donne-moi la vérité. Je me suis assis à une table où il y avait de riches mets et des vins en abondance servis par des domestiques obséquieux, mais où la sincérité et la vérité étaient absentes, et j’ai quitté cette table si peu accueillante la faim au ventre. Leur hospitalité était froide comme de la glace. Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois

Page 142- L’aspect physique du pays avait sa contrepartie en moi. Les pistes que je suivais conduisaient- quant à l’extérieur- vers des collines, dans des marais, mais elles menaient aussi à l’intérieur de moi-même. L’étude de ce que j’avais à mes pieds, la lecture, la réflexion entraînaient une forme particulière d’exploration où le pays et ce que j’étais se rejoignaient. Avec le temps, les deux ne firent plus qu’un dans mon esprit. John Haines, Les étoiles, la neige, le feu. 25 ans dans la solitude du nord

https://pbs.twimg.com/media/EA-24GcXkAELA6l?format=jpg&name=small
En haut McCandless et en bas Emile Hirsch pour le film Into the wild

Page 148- J’ai grandi avec un corps plein d’énergie mais aussi avec un esprit tendu et insatisfait qui désirait quelque chose de plus, quelque chose de tangible. Il recherchait passionnément la réalité, comme si elle n’était pas là… Mais vous voyez tout de suite ce que je fais. Je grimpe. John Menlove Edwards, Lettre d’un homme

Page 172- A ce stade de ma jeunesse, la mort restait un concept abstrait comme la géométrie non euclidienne ou le mariage.

Page 173- Je voulais acquérir la simplicité, les sentiments primitifs et les vertus de la vie sauvage; me libérer des habitudes factices, des préjugés et des imperfections de la civilisation, … et trouver, parmi la grandeur et la solitude des terres de l’ouest, des vues plus exactes sur la nature humaine et sur les intérêts véritables de l’homme. Esterick Evans

Page 198- Il n’est pas rare qu’un jeune homme se lance dans une action considérée comme téméraire par ses aînés. Affronter le danger est un rite de passage dans notre culture…Et puis, le risque a toujours eu un certains charme.

Page 204- Mc Candless entoura… “se réfugier dans la nature”… “le bonheur n’est vrai que quand il est partagé”.

Page 215- Derniers mots de Chris “Belles myrtilles”.

Laisser un commentaire